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| Au théâtre des Mathurins depuis ce soir, le texte d’Amanda Sthers, la direction de Volker Schlöndorff , l’accompagnement musical de Stanislav Makovsky et l’incarnation jusqu’à la racine des cheveux de Camille Razat...Plaisir d’en être le régisseur! |
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vendredi 28 septembre 2018
Le vieux juif blonde, de retour...
dimanche 24 décembre 2017
Pierre Debauche 1930-2017
Un jour de décembre 1993, Agen.
-Que pensez-vous trouver en venant ici, dans cette académie?
-A orienter ma vie...à me former, me rencontrer, me discipliner...pour m'évader.
-On cherche à s'évader quand on est ou se sent privé de liberté...vous êtes bien jeune et ne semblez pas entravé de quelque manière que ce soit?
-Aux âmes bien nées, la liberté n'attend pas le nombre des années!
Cher Pierre,
Je n'ai pas pu parler trop longtemps, lors de notre dernière entrevue en juillet 2016 à l'occasion d'une projection de la captation par Raoul Sangla de ce formidable Roi Lear dont vous incarniez la grandeur & décadence, dix ans plus tôt.
Les mots ne venaient pas ou plus...
J'ai eu un sentiment bizarre en voyant sur l'écran, le comédien qui me fascine depuis que je suis rentré dans votre école puis compagnie & l'homme engoncé dans un fauteuil trop capitonné...trop accueillant...trop écarlate. Dix années cruelles étaient passées.
La camarde faisait son lit...tirant vers le sol, les Hommes droits, l'homme qui marche.
Je me souviens alors avec délectation de ces minces banquettes et chaises de pailles, où nos aimables fesses de spectateurs du Théâtre du Jour, oubliaient leurs peines tant le spectacle était pur, frontal & apaisant. Nous nous tenions droits dans nos colonnes vertébrales, les sens en éveil, disponibles pour le bon pain que l'on partageait.
Françoise Danell, à qui je pense fort en ce moment, était bien sûr présente, à votre écoute, à vous aider pour vous déplacer...pour vous rassembler. Les fidèles Robert Angebaud et Philippe Violanti étaient à vos côtés, solides soutiens. J'aurais voulu vous dire simplement que je vous dois tant...autant sinon plus que ce que je dois à mes parents.
Vous avez ouvert tant de portes que je croyais murs...à moi comme à tant d'autres.
Je suis triste maintenant et je pleure sur mon clavier.
Mais ne faut il pas faire-son-deuil comme on dit...
Je pleure votre disparition physique.
Pour le reste, ma bibliothèque est fournie, mes souvenirs aussi.
J'espère que vous n'avez pas souffert & que cette mort fut délivrance si tel fut le cas.
Cher Pierre, je vous embrasse & vous relâche...
Stan.
-Que pensez-vous trouver en venant ici, dans cette académie?
-A orienter ma vie...à me former, me rencontrer, me discipliner...pour m'évader.
-On cherche à s'évader quand on est ou se sent privé de liberté...vous êtes bien jeune et ne semblez pas entravé de quelque manière que ce soit?
-Aux âmes bien nées, la liberté n'attend pas le nombre des années!
Cher Pierre,
Je n'ai pas pu parler trop longtemps, lors de notre dernière entrevue en juillet 2016 à l'occasion d'une projection de la captation par Raoul Sangla de ce formidable Roi Lear dont vous incarniez la grandeur & décadence, dix ans plus tôt.
Les mots ne venaient pas ou plus...
J'ai eu un sentiment bizarre en voyant sur l'écran, le comédien qui me fascine depuis que je suis rentré dans votre école puis compagnie & l'homme engoncé dans un fauteuil trop capitonné...trop accueillant...trop écarlate. Dix années cruelles étaient passées.
La camarde faisait son lit...tirant vers le sol, les Hommes droits, l'homme qui marche.
Je me souviens alors avec délectation de ces minces banquettes et chaises de pailles, où nos aimables fesses de spectateurs du Théâtre du Jour, oubliaient leurs peines tant le spectacle était pur, frontal & apaisant. Nous nous tenions droits dans nos colonnes vertébrales, les sens en éveil, disponibles pour le bon pain que l'on partageait.
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| Pierre, janvier 2014, Théâtre du Jour, soleil & projos à égalité. |
Vous avez ouvert tant de portes que je croyais murs...à moi comme à tant d'autres.
Je suis triste maintenant et je pleure sur mon clavier.
Mais ne faut il pas faire-son-deuil comme on dit...
Je pleure votre disparition physique.
Pour le reste, ma bibliothèque est fournie, mes souvenirs aussi.
J'espère que vous n'avez pas souffert & que cette mort fut délivrance si tel fut le cas.
Cher Pierre, je vous embrasse & vous relâche...
Stan.
mardi 3 juin 2014
Franchir les portes...
Vous êtes invités à venir assister à nos journées
Portes Ouvertes, pendant 5 jours
du 3 au 7 juin 2014,
afin de vous présenter la 32ème saison des Déchargeurs
Une semaine pour appréhender et découvrir une part de notre saison 2014/2015.
Une semaine que nous avons voulu comme une fenêtre de découverte, de curiosité, construite autour de rencontre avec des écrits et des pensées, des aventures et des combats, des femmes et des hommes, chacun portant la nécessité de faire entendre et de transmettre une part de ses engagements, de ses croyances et de son amour pour les mots et les êtres.
A l'image de ces poètes et à l'instar du climat de notre société, nous voulons bousculer l'immobilisme obligé et réveiller les consciences, si besoin est, en faisant entendre les mots, rappeler les engagements de nos aînés et y puiser la force et l'énergie nécessaires. Pour provoquer ces rencontres, nous avons souhaité, ensemble - artistes et compagnies - faciliter l'accès à tous et que chacun puisse assister, sans se soucier de son « pouvoir d'achat », à l'ensemble des manifestations.
Pour ce faire, notre théâtre et ses portes seront grandes ouvertes.
Chaque spectateur, spectateur assidu ou non, pourra à son gré assister gratuitement à tel ou tel spectacle, lecture, rencontre et partager après chaque événement un moment avec l'ensemble des équipes.
Pour cette nouvelle saison, pourquoi ne pas faire le voeu d'un théâtre solidaire, d'une Culture populaire, accessible et faciliter ainsi, et ensemble, un réveil des consciences. Lee Fou Messica & Ludovic Michel.
A l'image de ces poètes et à l'instar du climat de notre société, nous voulons bousculer l'immobilisme obligé et réveiller les consciences, si besoin est, en faisant entendre les mots, rappeler les engagements de nos aînés et y puiser la force et l'énergie nécessaires. Pour provoquer ces rencontres, nous avons souhaité, ensemble - artistes et compagnies - faciliter l'accès à tous et que chacun puisse assister, sans se soucier de son « pouvoir d'achat », à l'ensemble des manifestations.
Pour ce faire, notre théâtre et ses portes seront grandes ouvertes.
Chaque spectateur, spectateur assidu ou non, pourra à son gré assister gratuitement à tel ou tel spectacle, lecture, rencontre et partager après chaque événement un moment avec l'ensemble des équipes.
Pour cette nouvelle saison, pourquoi ne pas faire le voeu d'un théâtre solidaire, d'une Culture populaire, accessible et faciliter ainsi, et ensemble, un réveil des consciences. Lee Fou Messica & Ludovic Michel.
DERNIERE MINUTE- MINUTE- MINUTE- MINUTE- MINUTE- MINUTE-DERNIERE MINUTE-
Félicitation à Grégori Baquet pour sa merveilleuse incarnation de Wahab dans la pièce de Mouawad:Un Obus dans le Coeur, qui s'est jouée au Déchargeurs en avril dernier. Révélation de la 27 ème année!
extrait:
mardi 20 novembre 2012
Il y en a même qui n'ont jamais...
C'est dans le cadre du grandiose Théâtre du Soleil que le TAF Théâtre organise son 9éme festival de troupes théâtrales pour leurs PREMIERS PAS. Depuis le coup d'envoi début novembre dernier, six troupes proposent aux spectateurs de bonne volonté, des spectacles frais mais chaleureux, d'auteurs comme Olivier Py, Koffi Kwahulé ou de créations collectives originales. Celle du collectif Zagigaï jouera à partir de jeudi pour huit représentations oniriques sur le plateau du Soleil...
A vous y voir?!
Voyez une sélection (toute personnelle ok...) du travail de Merlin Brenot,
photographe talentueux du collectif Zagigaï!
jeudi 13 septembre 2012
Doris Darling J-2
Doris & son hidalgo de Santiago...retrouvailles en toute simplicité.
Mise en bouche avant de se manger la fleur de son secret...
Ce qui n'en est pas un, c'est la formidable équipe technique (techniciens-artistes j'entends) réunie par Marianne Groves (Traductrice-adaptatrice et metteuse en scène de ce diable-drôle de spectacle)
Madame Miniature, conceptrice sonore, à l'écoute d'une répèt.
Mister Orazio Trotta, créateur lumière & vidéo, observant le plateau de son oeil 2.0
Sans oublier l'auteur Ben Elton qui, présent au travers d'un élément de décor, s'éclatera à chaque représentation j'en suis à peu prés sûr...
On ne peut que souhaiter à DORIS DARLING de rencontrer le même succès que POPCORN!
Ce qui n'en est pas un, c'est la formidable équipe technique (techniciens-artistes j'entends) réunie par Marianne Groves (Traductrice-adaptatrice et metteuse en scène de ce diable-drôle de spectacle)
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| Marianne peaufinant le jeu avec ses comédiennes. "Rigolo, rigolo" comme dirait Santiago, elle semble ici porter à bout de bras l'autre Marianne... |
Mister Orazio Trotta, créateur lumière & vidéo, observant le plateau de son oeil 2.0
Sans oublier l'auteur Ben Elton qui, présent au travers d'un élément de décor, s'éclatera à chaque représentation j'en suis à peu prés sûr...
On ne peut que souhaiter à DORIS DARLING de rencontrer le même succès que POPCORN!
dimanche 9 septembre 2012
Ils sont sur seine et ça, c'est cool!
Emmanuel Vérité
est à La Colline avec: Six personnages en quête d'auteur d’après Luigi Pirandello & mis en scène par Stéphane Braunschweig. Ci-dessous des extraits captés au Cloître des Carmes d'Avignon durant le dernier festival.
Bruno Abraham-Kremer est en tournée avec La Promesse de l'Aube.
Des Souris & des Hommes est repris au Théâtre 14 en novembre prochain.
Marie Montoya & Lucie Muratet sont à l'affiche de La Soeur du Grec au Splendid
Alain Bernard est au Déchargeurs tous les lundis, j'en suis ravi!
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| photo de répétitions juin 2012 © Elisabeth Carecchio |
Bruno Abraham-Kremer est en tournée avec La Promesse de l'Aube.
Des Souris & des Hommes est repris au Théâtre 14 en novembre prochain.
Marie Montoya & Lucie Muratet sont à l'affiche de La Soeur du Grec au Splendid
Alain Bernard est au Déchargeurs tous les lundis, j'en suis ravi!
mardi 20 mars 2012
La VOIX est libre...elle est en TranS
Reprise à l'occasion des Transeuropéennes#13, festival culturel organisé & se produisant sur l'ensemble(ou presque) du territoire de la CREA (Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe) du spectacle Au Bord de l'Assiette, réunissant 23 comédien(ne)s amateurs de l'atelier mené par la dynamique & judicieuse Hélène Cabot à la scène nationale de Petit-Quevilly autour de 3 textes du dramaturge Martin Crimp...dont la VOIX résonne étrangement à la lumière des récents évènements dramatiques d'Oslo puis de la région toulousaine...Ces crimes perpétrés par des individus seuls, des "Loups solitaires" agissant de leur propre chef mais dans le soucis de satisfaire "la meute", s’inscrivent dans le contexte d’une société fermée au débat, hermétique à la parole – l’on pourrait dire, en quelque sorte, hypocrite –, en particulier dans nos sociétés bourgeoises européennes. Les criminels en viennent à penser, dans leur folie, que le seul moyen de s’exprimer, de faire passer un message, est de le cheviller à un acte extrême et cruel. C’est le cas en particulier dans Tout va mieux, où le danger surgit sous la forme d’un tueur fou qui pénètre dans une école, tuant l'enfant A, l'enfant B... Ce tueur existe-t-il vraiment ? A-t-il fait raisonner son arme grâce ou à cause de sa réflexion...?
N’est-il qu’un fantasme malsain qui révèle des pulsions barbares sous le vernis social ? Crimp excelle à révéler la violence de nos société policées, et le moment où cette violence affleure derrière la normalité, pour faire éclater les apparences d’un monde propre habité par des « familles vraiment comme il faut ». Faut-il chercher le gêne des matelas brûlés? Rompre l'enfermement d'une vie de couple amère et étouffante? S'enfermer dans un placard à l'intérieur d'une maison bunker après avoir fait virer les voisins kurdes?
Et puisque aujourd'hui le langage, gage de notre appartenance au monde, est devenu suspect...l'ambiance pré-électorale ne me démentira pas...plus que jamais LE Théâtre devient LE lieu du questionnement.
Proposition complémentaire:
Dix artistes plasticiens ont investi dix églises pour donner à voir & entendre
la VOIX entre divin & terrien...
l'amie Sophie Mari à N-D de Bondeville & l'ami Fabrice Deperois à Yainville
en sont et c'est magnifique!
samedi 31 décembre 2011
Le Havre, en est UN!
Le Havre, en est UN, c’est certain! Particulièrement dans le foisonnement cinématographique habituel en ces fins d’années. Mettant un point d’honneur à bouder les énièmes productions aux scénarii inspirés (expirés ?) du pénible-ingrat-et-trop-peu-reconnu-travail-de-policier-ou-magistrat, je me suis pourtant réjoui à l’idée d’aller voir Jean-Pierre Darroussin en inspecteur Monet-Gestapo (la vache…ça détend !) inquiéter le paisible et articulé André Wilms campant un Marcel Marx en lettre capitale (un grand acteur définitivement ! A la noblesse prolétaire comme j’aime) pour un motif aussi futile que la désobéissance civique ! Subtilité de l’intrigue : ces deux personnages, représentants d’un passé sur le déclin, sont les plus intègres & attentifs à leurs semblables.
Cette réalisation (remarquez le distinguo…je ne parle pas ici de production) d’Aki Kaurismäki est sinon un chef d’œuvre, du moins admirable sur le plan esthétique & message que ce film véhicule l’air-de-rien. Télescoper ainsi les codes temporels, monnaie et uniformes des forces de l’ordre de 2011; voitures et décoration d’il y a 40 ans; faire revivre l’activité de cireur de chaussure ambulant; d’inspecteur de la PJ très années 40…est une manière de nous rappeler que si nous sommes bien dans l’Europe monétaire et communautaire actuelle, que nos flics sont équipés comme leurs enviés cousins ricains, il est des français encore ancrés (et pas que dans les villes portuaires !!) dans le passé (glorieux ou non)
Cirer des chaussures, c'est faire durer un bien que notre économie capitaliste s'évertue à nous en faire régulièrement changer au gré de la spéculation mondiale.
Empêcher un immigrant de se rendre dans un pays de l'UE, c'est de la solidarité communautaire...donc du communautarisme!
Retrouver l'amour pollué par les préoccupations quotidiennes, peut mettre en rémission une maladie que la science considère comme irréversible.
Méconnaître notre histoire peut nous faire confondre Vietnam & Chine...
L'entraide peut nous appauvrir financièrement, mais quelle récompense en échange...ça, n'a pas de prix!
Cirer des chaussures, c'est faire durer un bien que notre économie capitaliste s'évertue à nous en faire régulièrement changer au gré de la spéculation mondiale.
Empêcher un immigrant de se rendre dans un pays de l'UE, c'est de la solidarité communautaire...donc du communautarisme!
Retrouver l'amour pollué par les préoccupations quotidiennes, peut mettre en rémission une maladie que la science considère comme irréversible.
Méconnaître notre histoire peut nous faire confondre Vietnam & Chine...
L'entraide peut nous appauvrir financièrement, mais quelle récompense en échange...ça, n'a pas de prix!
extrait dit "de l’ananas"
Au passage, certains auront reconnu en piliers de comptoir assez réalistes: les havrais Gilles Adam de Souinq & Michel Lacaille des SDF. Présence remarquée également de Jérôme Boyer en chien-policier et Jean-Luc Guion-Firmin en squatter de falaise.




Au passage, certains auront reconnu en piliers de comptoir assez réalistes: les havrais Gilles Adam de Souinq & Michel Lacaille des SDF. Présence remarquée également de Jérôme Boyer en chien-policier et Jean-Luc Guion-Firmin en squatter de falaise.




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| De Stan Sur Seine |
mardi 18 octobre 2011
A voir & à chanter...
Le Baiser de la Veuve - Festival Off Avignon 2011 from Le Pôle Diffusion on Vimeo.
Le mercredi 19 octobre à 19h
Théâtre Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
75 001 Paris
Réservations 0892 70 12 28
Du mardi 25 au samedi 29 octobre / Paris - 21h45
Le dimanche 30 octobre à 20h15
Théâtre Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
75 001 Paris
Réservations 0892 70 12 28
Le dimanche 30 octobre à 20h15
Théâtre Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
75 001 Paris
Réservations 0892 70 12 28
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